La plage fait son cinéma

Publié à 11:01 par Scott Valmont |

Utilisée comme simple décor ou faisant partie intégrante de l’intrigue, la plage ne manque pas d’inspirer les réalisateurs de cinéma...
Tant qu'il y aura des hommes
L’histoire de la plage au cinéma remonte probablement à l’invention du cinéma lui-même. Il semble que Louis Lumière, ayant mis au point le cinématographe avec son frère, ait tourné un grand nombre de scènes locales sur la vie courante en Provence, ainsi que dans la propriété familiale « Le clos des plages ».
Mais c’est Hollywood qui profite de sa proximité avec les plages du Pacifique pour tourner des scènes d’anthologie dans des films comme « Tant qu’il y aura des hommes » (From Here to Eternity) en 1953, où Burt Lancaster et Deborah Kerr échangent un baiser passionné après un bain de minuit.

Le cinéaste français Jean Renoir, exilé aux USA, tourne en 1947 « La femme sur la plage » : un garde-côte hanté par les démons de la guerre rencontre une étrange femme sur une plage déserte.

En 1963, Peter Brook adapte le célèbre roman de William Golding, « Sa Majesté des mouches », dans un film sauvage et parfois violent, où un groupe d’enfant livré à lui-même sur une île déserte découvre la fragilité de la civilisation. De manière plus légère, William Witney filme en 1965 « The Girls on the Beach », une comédie musicale où apparaissent les célèbres Beach Boys. Le chanteur Brian Wilson y interprète le titre qui a donné son nom au film.

Endless summerJusque-là reléguée au rang de simple décor naturel, la plage occupe véritablement l’écran en 1966 avec un film qui lui est consacré : « Endless Summer ». Le réalisateur Bruce Brown y relate les aventures de deux surfeurs à la recherche de la vague parfaite, de l’Afrique à l’Australie, en passant par Tahiti et la Nouvelle-Zélande. Un deuxième opus sera tourné en 1994, avec deux autres surfeurs qui marchent sur les pas de leurs idoles des années 60 (Chasseurs de Vagues).

Durant les années 70 et 80, on ne compte plus de nombre de nanars tournés sur le sable : « Les sous-doués en vacances », « Poulet frites », « Mon curé chez les nudistes », ou encore la flopée de comédies signées Max Pécas et tournées à Saint-Tropez. Même les américains s’y mettent, avec « Malibu Beach » en 1978.

Hôtel de la PlageCertains films se distinguent toutefois, grâce à leurs personnages touchants ou à leurs répliques cultes. En 1977, Michel Lang emmène toute une galerie de personnages à « L’hôtel de la Plage » : ces touristes, campés entre autres par Myriam Boyer, Daniel Ceccaldi et Guy Marchand, s’y retrouvent chaque année pour passer l’été. Mais les aventures amoureuses des uns compliquent les vacances des autres... Cette comédie du mois d’août, qui marque les débuts d’Anne Parillaud, est ponctuée par une chanson composée par Mort Schuman et qui a été un grand succès de Sheila.
Dans un genre plus grinçant, les cultissimes « Bronzés » connaissent aussi leurs premières aventures sur une plage de Côte d’Ivoire. Dans ce film de Patrice Leconte, tourné en 1978, la troupe du Splendid y reprend sa pièce de théâtre narrant les vacances tragi-comiques d’un groupe de franchouillards sur la côte africaine.

En 1980, les jeunes Brooke Shields et Christopher Atkins s’échouent sur une île paradisiaque. Isolés, ils grandissent ensemble et voient des sentiments réciproques les envahir... « Le Lagon Bleu », un joli film un peu mièvre qui a lancé la carrière de Brooke Shields, est réalisé par Randal Kleiser. Une suite tournée en 1991 reprend les mêmes ingrédients avec d’autres personnages, sous le titre « Retour au lagon bleu ».

Dans les années 80, Hollywood tourne plusieurs "beach teen movies", des comédies pour adolescents : « The Malibu Bikini Shop », en 1986, ou « Beach Balls », en 1988.

Pauline à la plageEn France, le cinéaste Eric Rohmer profite de son cycle Comédies et proverbes pour tourner en 1982 un troisième opus intitulé « Pauline à la Plage » : trois couples formés au cours de rencontres sur une plage normande sont pris dans la tourmente des sentiments, où possession et jalousie emportent les êtres. Amanda Langlet, Arielle Dombasle, Féodor Atkine et Pascal Greggory font vivre cette histoire réaliste avec des dialogues finement ciselés.

C’est sur les plages de l’Ile de Ré que « Les maris, les femmes, les amants » se retrouvent en 1989 dans cette comédie de Pascal Thomas. Plusieurs familles profitent des vacances pour faire le point et découvrir la vie, ses petits tracas, ses grands bonheurs.
A l’autre bout du monde, sur une plage du Japon, un vieux yakuza, interprété par Takeshi Kitano, trouve refuge dans une cabane avec ses acolytes, à l’abri d’un clan adverse. Dans « Sonatine » (1993), violence et poésie se mélangent au son de la musique composée par Joey Hisaishi.

La PlageMais c’est en 1999 que « La Plage » éclate sur grand écran. Dans ce film signé Danny Boyle, un jeune Américain (Leonardo di Caprio), amateur de sensations fortes, part en Asie où il rencontre un couple de Français (Guillaume Canet et Virginie Ledoyen). Il trouve alors la carte d’une île, où se trouve une plage paradisiaque, habitée par une petite communauté d’esprits libres... Les images sont superbes, plongeant littéralement le spectateur au cœur de paysages époustouflants.

L’année suivante, Tom Hanks se retrouve « Seul au monde » devant la caméra de Robert Zemeckis : victime d’un accident d’avion, il s’échoue sur une île déserte et apprend à survivre en côtoyant la folie. Zemeckis revisite ici le mythe de Robinson avec un film réaliste, aussi touchant que grandiose.

De nombreux autres films ont vu leurs personnages évoluer les pieds dans le sable, notamment ceux ayant pour héros des surfeurs. C’est le cas de « Point Break » en 1991, où un jeune inspecteur du FBI s’infiltre dans une bande de surfeurs-braqueurs, mais aussi plus récemment de « Blue Crush » où la jeune Kate Bosworth se prépare à concourir pour une compétition de surf à Hawaï lorsqu’elle tombe amoureuse d’un footballeur. Décidément, la plage sera toujours le décor favori des romances et des sensations fortes...
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Niagara - L'amour à la plage

Publié à 08:22 par Scott Valmont |

L'histoire de Niagara commence à Rennes en 1979 lorsque se produit la première formation de Daniel Chenevez à la MJC La Paillette. Ce jeune pianiste, guitariste et chanteur forge son style sur scène au sein de différents groupes. Il participe à la deuxième édition des Transmusicales de Rennes au début des années 80. Lors de l'édition suivante, il rencontre Muriel Moreno et d'autres musiciens dont José Tamarin, avec qui il forme le groupe l'Ombre Jaune.

Après quelques concerts, Daniel et Muriel décident de partir en duo, ainsi naît Niagara. A partir de 1985, le groupe enchaîne les tubes de L'Amour à la Plage à Tchiki Boum, en passant par Je dois m'en aller, illustrés de clips soignés et originaux pour l'époque. Leur premier album Encore un dernier baiser sort en 1986. Le duo donne un nombre insensé de concerts, séduisant un public de plus en plus important. En 88 et en 90, Niagara sort deux albums Quel Enfer! et et Religion, qui connaissent un énorme succès. La vérité, leur dernier album ensemble, sort en 92. Les deux comparses partent chacun de leur côté, vers des carrières solo. Au printemps 2002 sort Flammes, un best of regroupant sur deux CDs leurs plus grands succès.

Niagara - L'amour à la plage



Ce soir j'irai danser le mambo
Au Royal Casino sous les lambris rococo
La pluie viendra me faire oublier
Tu me feras rêver comme dans les chansons d'été

Refrain

C'est l'amour à la plage
Et mes yeux dans tes yeux
Baisers et coquillages
Entre toi et l'eau bleue

La mer quand vient le temps des vacances
C'est le temps de la danse entre tes bras toutes les nuits
Et si j'ai le cœur tout retourné
Là je t'embrasserai jusqu'à la fin de l'été

Refrain

Et si j'ai le cœur tout retourné
Là je t'embrasserai jusqu'à la fin de l'été

Refrain
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Dîtes… Ca vous dirait d'aller tirer un p'tit coup avec moi à l'hôtel ?


- Dîtes… Ca vous dirait d'aller tirer un p'tit coup avec moi à l'hôtel ?
- Ca va pas non ?
- Bon, j'insiste pas, ha
- C'est pas possible, il va faire toute la plage !
- Wouao ! Gentille la p'tite, et hop là !
- A la longue, ça risque de marcher ! C'est p't'être une affaire ce type. Ah, j'suis conne de pas avoir accepté. Et c'est l'autre grosse vache qui va se faire sauter ? Ah la salope !
- Hop là !
- Hum j'suis conne de pas avoir accepté…

Elle est conne de n'pas avoir accepté
Et c'est l'autre grosse vache qui va s'faire sauter
Elle est conne de n'pas avoir accepté
Car à la longue, ça risque de marcher

- Dîtes… Ca vous dirait d'aller tirer un p'tit coup avec moi à l'hôtel ?
- Vous êtes malade ?
- Bon, j'insiste pas, ha ha ha
- Ah non mais dis donc ! Pour qui il s'prend ? Sale mec ! Goujat ! Monstre !
- Ha ha ha ha Whaou ha ha
- Remarque, j'suis conne de pas avoir accepté… Il avait le mérite d'être drôle, sincère, franc, direct, pas emmerdeur, pas comme ce gros sournois…
- Heu, vous êtes en vacances ?
- Non, j'suis au fond d'la mine, j'pousse des wagonnets ! Et maintenant tirez-vous !
- C'était une intellectuelle, je m's'rais fait chier !

Elle est conne de n'pas avoir accepté
Et c'est l'autre grosse vache qui va s'faire sauter
Elle est conne de n'pas avoir accepté
Au fond d'la mine, elle pousse des wagonnets

- Aon ! Dans l'fond c'est lui qui avait raison ! Les vacances, c'est la liberté. Oh, j'suis conne de n'pas avoir accepté… Si j'ai envie, j'vois pas pourquoi j'dirais pas à un mec : Dîtes… Ca vous dirait d'aller tirer un p'tit coup avec moi à l'hôtel ?
- Ben heu, vous êtes gentille mais…
- Il est fatigué
- Je n'vois pas pourquoi je me paierais une fille vénale alors qu'en cherchant un peu sur la plage…
- Gros salaud ! Bandit ! Sale type !
- N'vous fachez pas ! C'est logique !
- Ah, j'suis conne de pas avoir accepté !
- Elle peut le dire !
- Maintenant c'est trop tard !
- Eh oui !
- Les vacances c'est fait pour ça. Si c'est demandé gentiment.
- Ben voyons !
- Oh, j'suis conne de pas avoir accepté ! Et…
- C'est fini.

Elle est conne de n'pas avoir accepté
Et c'est l'autre grosse vache qui va s'faire sauter
Elle est conne de n'pas avoir accepté
Car en vacances c'est bon la liberté
Elle est conne de n'pas avoir accepté
Et c'est l'autre grosse vache qui va s'faire sauter
Elle est conne de n'pas avoir accepté
Car à la longue, ça risque de marcher
Elle est conne de n'pas avoir accepté
Et c'est l'autre grosse vache qui va s'faire sauter
Elle est conne de n'pas avoir accepté
Au fond d'la mine, elle pousse des wagonnets
Elle est conne de n'pas avoir accepté
Et c'est l'autre grosse vache qui va s'faire sauter
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